Qui est évêque dans l’Eglise? Tous ensembles ils ont l’infaillibilité du M.O.U.

 Qui est évêque dans l’Eglise?

Tous ensembles ils ont l’infaillibilité du M.O.U.

Nécessité de l’existance de l’Eglise
L’Eglise ne peut pas arrêter d’exister de par la promesse de NSJC et la nécessité de la Rédemption.

L’Eglise est une société
Elle est essentiellement une société donc elle ne peut pas exister sans autorité.  Saint Thomas et toute la philosophie et théologie catholique l’enseigne.
L’Eglise aura toujours une autorité et une hiérarchie
Si l’autorité officielle est corrompue (la papauté, les cardinaux, la plupart des évêques etc.), la théologie et la vraie philosophie nous enseignent que
« l’autorité revient de droit naturel
à l’inférieur immédiat qui fonctionne bien »
(Cardinal Billot « De Ecclesia »). Ce sont les (bons) évêques :  c’est à dire les évêques qui sont validement consacrés (sinon ce ne sont pas des évêques tout simplement) et qui ne sont pas hérétiques (l’hérésie tranche l’hérétique de l’Eglise). On l’appelle « la partie saine de l’Eglise enseignante ».
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Discerner les bons évêques
Avec ces élément (validité et droiture dans la doctrine) on peut vérifier si un évêque concret (p.e. Mgrs Sanborn, Dolan, Néville, Ramolla, Davile, Morello, Stuyver etc…) correspond à ces critères, appartient au Magistère de l’Eglise.

Il y aura toujours de vrais évêques et de bonne doctrine (pas hérétiques)

Il y aura toujours des vrais et bons évêques, car autrement « les portes de l’enfer » auront prévalu, ce qui est impossible, car c’est la promesse de Notre Seigneur. Sinon il n y aura plus de sacrement de confirmation, ni d’ordinations de prêtres et de sacres d’évêques, ni un enseignement infaillible etc…L’Eglise aura cessé d’exister.

En effet l’Eglise est infaillible, sinon elle n’enseignerait plus certainement la Vérité, ce qui est encore impossible car elle ne peut errer entièrement. C’est contraire aux mêmes promesses de Notre Seigneur Jesus Christ « ..les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. » (St. Matthieu Chap. XVI, 18.) . Selon les Pères de l’Eglise cette promesse ne porte pas seulement sur l’existence de l’Eglise mais aussi sur ses propriétés essentielles : entre autres la prédication de la Vérité et l’infaillibilité.

Autres textes qui confirment cette vérité : « Et Moi, Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. » (Matthieu 28, 20) et Jean14:25-26 « Mais le Consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en Mon Nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que Je vous ai dit. » et Jean 16:1a « Quand le Consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu. »

Or il a deux modes d’infaillibilité dans l’Eglise : Ordinaire et Extraordinaire et il n’y en a pas d’autre.
Le Magistère Ordinaire Universel

Le Magistère Ordinaire Universel a disparu temporellement avec la disparition temporelle de la papauté, par l’hérésie des (anti-)papes. Un antipape n’a aucune autorité, surtout pas un hérétique.

Alors il reste le Magistère Ordinaire Universel infaillible qui ne peut donc pas disparaitre, sans que l’Eglise  perde toute son infaillibilité, ce qui est impossible comme on a vu ci dessus.

Le Magistère Ordinaire Universel est normalement : « le pape et tous les évêques unanimes, même éparses dans le monde, enseignant une doctrine puisant dans la Tradition ».

Survie de l’autorité par descente à la partie saine de l’Eglise

Puis que le pape et les évêques résidents sont tous hérétiques actuellement, et ont donc perdu ipso facto leur appartenance à l’Eglise, nous appliquons encore le principe de « survie de l’autorité par descente vers la partie saine » : « l’autorité revient de droit naturel à l’inférieur immédiat qui fonctionne bien » ‘(Cardinal Billot « De Ecclesia ») :

Donc à l’heure actuelle tous les évêques qui sont validement sacrés et qui appartiennent à l’Eglise (qui ne sont pas hérétiques, donc qui n’acceptent pas Vat II) ont cette infaillibilité s’ils sont totalement unanimes, puisant dans la Tradition.

Plusieurs théologiens, comme Brugère (de Ecclesia. n. 55). Bonal (de Ecclesia, n. 193), Palmieri (de Romano Pontifice, n. 583 et 584), Muzzarelli (Religion et philosophie, n. 95), Ballerini (de potestate Summorum Pontiflcum, cap. II, § 2) pensent que déjà la majorité des évêques ne peut se tromper. D’après cette opinion, quand la majorité des évêques, agissant comme juges de la foi, s’accorde à enseigner un point de doctrine, il serait impossible que ce point ne fût pas conforme à l’enseignement du Pape et à la vérité.
Action de ce Magistère récemment :
Tous les évêques sus-mentionnés sont unanimes à dire qu’un hérétique ne peut être pape et que les papes conciliaires sont hérétiques.  Dans la situation actuel le siège du pape est vacant.
Citation dans ce même sens :

« En matière de Foi et de Morale, le consensus morale (et non mathématique) unanime des Pères est un témoignage irréfutable de la Tradition divine » (Mgr Valentino ZUBIZARRETA, Theologia dogmatico-scholastica, Ediciones ‘El carmen’, Vitoria 1948, vol. I, n° 699, tesis IV).

« En effet, seulement quelques Pères ne représentent pas l’Eglise Universelle et ne peuvent pas s’arroger l’autorité du magistère de l’Eglise, comme s’ils étaient l’organe qui transmet la Tradition. Mais, le consentement unanime des Pères en matière de foi ou de mœurs donne au théologien un argument certain et ferme. Ici, le théologien enseigne qu’il ne faut pas entendre l’expression « consensus unanime » au sens mathématique mais plutôt moral de telle sorte qu’il se peut qu’une minorité d’entre eux soutienne l’opinion opposée]. La raison théologique en est la suivante : les Pères furent placés par le Saint-Esprit dans l’Eglise afin que, tout en constituant le corps de l’Eglise enseignante, ils gardent la Tradition divine reçue par les Apôtres. Donc, leur consensus commun est, dans l’Église, règle infaillible de foi. » (Mgr Valentino ZUBIZARRETA, op. cit., n° 700)