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Baptême dans Vatican II douteux ou invalide !

Baptême conféré par des hérétiques et schismatiques, comme les conciliaires de Vatican II

On m’a posé la question de la validité du baptême conféré par des hérétiques et schismatiques.

Voyons d’abord le baptême par tous les hérétiques et schismatiques, ensuite nous considérerons la situation dans la secte conciliaire de Vatican II.

1. Le baptême conféré par un hérétique et/ou schismatique.

Voici quelques autorités sur ce sujet :

1.1. Le Sacrosaint Concile de Trente.

C A N O N I V.

“S I QUELQU’UN dit, que le Baptême donné même par les hérétiques au Nom du Pere, et du Fils, et du Saint Esprit, avec intention de faire ce que fait l’Eglise, n’est pas un véritable Baptême : qu’il soit anathème.”

Ce n’est donc pas automatiquement que le baptême donné par un hérétique soit invalide. L’intention de l’Église étant d’effacer le péché originel, et tous les autres péchés, il se peut que des hérétiques, comme la plupart des protestants, ont cette intention valide.

Donc ceux qui sont baptisés chez eux avant l’âge de raison sont ipso-facto rattachés et unis à l’Eglise Une Sainte Catholique et Apostolique. Mais, arrivés à l’âge de raison, s’ils ne quittent pas leur secte hérétique et/ou schismatique, ils deviennent coupables du péché d’hérésie et de schisme !

1.2. Saint Cyprien fut erroné sur ce point. Il a été corrigé par le Pape Etienne (Denzinger nr 110). Rohrbacher dans “Histoire Universelle de l’Église Catholique” considère qu’il est mort réconcilié avec le Saint Siège sur ce point.

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Saint Augustin

1.3. Le plus auguste des Pères de l’Eglise, Saint Augustin dans son oeuvre “De Baptismo” au livre II commence à traiter de Cyprien et cette controverse. Il mentionne que l’Eglise gardait, au sujet des hérétiques et des schismatiques, l’habitude de ne pas réitérer ce qui avait été donné. Selon lui, cette coutume, comme bien d’ autres, provenait de la tradition des apôtres (2.7.12 : Quam consuetudinem credo ex apostolica traditione venientem), qui comme coutumes étaient gardées à travers toute l’Église» (et tamen quia per universam custodiuntur ecclesiam).

Alors ce sont des arguments des plus forts :

ce qui vient des apôtres est infaillible

et ce qui a été enseigné et pratiqué partout, toujours et par tous (“quod ab omnibus, ubique et semper creditur in Ecclesia”) est infaillible.

St Augustin : Validité du baptême donné par les hérétiques et schismatiques: Lien:

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/polemiques/donat/bapteme/livre1.htm#_Toc511549649

http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/es/c2s.htm

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Pape Pie XII

1.3. DOCUMENTS PONTIFICAUX de Sa Sainteté Pie XII, tome 1949, p.549-550,

DÉCLARATION DU S.OFFICE concernant la validité du Baptême conféré dans certaines sectes (28 décembre 1949)

“Un certain nombre d’évêques des États-Unis ont posé les questions suivantes à la Suprême Congrégation du S. Office:

En vue de juger les cas de mariage, peut-on considérer le baptême conféré dans les sectes des Disciples du Christ, des Presbytériens, des Congrégationalistes, des Baptistes, des Méthodistes, avec la matière et la formule nécessaires, comme invalide pour le motif que le ministre n’aurait pas l’intention de faire ce que l’Église fait et ce que le Christ a institué ?

Ou faut-il, au contraire, présumer ce baptême valide, à moins que, dans un cas particulier, il ne soit prouvé invalide ?

Le 21 décembre 1949, les Éminentissimes et Révérendissimes Cardinaux chargés de la garde de la foi et des mœurs, après avoir pris avis des Consulteurs, ont décidé de répondre aux questions:

– Non, à la première.
– Oui, à la seconde.

Le lendemain, 22 des mêmes mois et année, S.S. Pie XII approuva cette résolution, la confirma et la publia.

On sait que tout sacrement est valide sous réserve que soit employée la matière et prononcées les formules du sacrement et que le ministre ait l’intention de faire ce que fait l’Église. Telle est la doctrine de foi, et dès lors qu’une secte quelconque change substantiellement la matière ou les formules, il n’y a plus de sacrement. Cela peut être aisément constaté. Mais le problème est beaucoup plus délicat quand il s’agit de l’intention. Les théologiens ont discuté pour savoir si, avec une erreur fondamentale sur les effets du sacrement, le ministre a encore l’intention de faire ce que fait l’Église. Ils sont d’accord pour affirmer que, dans le cas où le ministre poursuit manifestement une fin opposée à celle de l’Église catholique et explicite cette opposition, la rectitude d’intention fait défaut. En conséquence, le sacrement n’existe pas.”

À la suite de cette déclaration, il ne faudrait pas conclure que, ipso facto, tout baptême administré par presbytériens, baptistes, disciples du Christ, etc. est valable. Il importe d’examiner dans chaque cas si les conditions générales de validité ont été observées. On veut simplement dire qu’il ne faut pas à priori décréter que les baptêmes donnés dans ces sectes aux États-Unis sont invalides.

1.4. le Catéchisme du Concile de Trente donne encore plus d’explications:

..En troisième et dernier lieu, viennent ceux qui dans le cas de nécessité, peuvent administrer ce Sacrement, sans les cérémonies habituelles. De ce nombre sont tous les humains, hommes ou femmes, même les derniers du peuple et de quelque religion qu’ils soient. En effet, Juifs, infidèles, hérétiques, quand la nécessité l’exige, tous peuvent baptiser, pourvu qu’ils aient l’intention de faire ce que fait l’Eglise, en administrant ce Sacrement. Ainsi l’avaient déjà décidé plusieurs fois les Pères et les anciens Conciles. Mais la sainte Assemblée de Trente vient au surplus de prononcer l’anathème contre tous ceux qui oseraient soutenir que le Baptême donné par les hérétiques au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, avec l’intention de faire ce que fait l’Eglise, n’est pas un Baptême valide et véritable.

Et certes, c’est là pour nous une belle occasion d’admirer la Bonté parfaite et l’infinie Sagesse de notre Dieu. Parce que le Baptême est nécessaire à tous, Il a choisi et institué pour matière de ce Sacrement l’eau, que l’on trouve partout, et en même temps II n’a voulu refuser à personne le pouvoir de l’administrer. Seulement, comme nous l’avons déjà dit, tous n’ont pas le droit de le conférer avec les cérémonies établies par l’Eglise ; non que ces rites et ces cérémonies soient quelque chose de plus auguste que le Sacrement lui-même, mais parce qu’elles sont moins nécessaires.

Au reste, s’il est permis à tous de baptiser, les Fidèles ne doivent point s’imaginer pour cela que les convenances n’obligent pas à établir un certain ordre parmi les divers Ministres de ce Sacrement. Une femme, par exemple. ne doit pas se permettre d’administrer le Baptême, s’il y a un homme présent ; ni un Laïque, s’il y a un Clerc ; ni un Clerc s’il y a un Prêtre. Cependant les sages-femmes qui sont accoutumées à baptiser ne sont nullement répréhensibles, si dans certains cas, et en présence d’un homme qui ne sait pas conférer ce Sacrement, elles se chargent elles-mêmes de cette fonction, qui dans d’autres circonstances semble convenir beaucoup mieux à l’homme.”

1.5 A cause de la négligence systémathique avec laquelle la secte Anglicane a conféré des baptêmes (par aspersion de loin etc…), l’Eglise catholique a la coutume de réitérer en tout cas le baptême des convertis. C’est un dcas particulier bien conpréhensible. Mais dans d’autres cas le curé responsable doit investiguer la validité des convertis baptisés cas par cas.

Conclusion :

l’Eglise a depuis longtemps réglé cette affaire, suivons donc sa Doctrine : les baptêmes conférés par les hérétiques et schismatiques avec la forme, la matière et l’intention requises, sont illicites mais valides.

2. Baptêmes conférés dans la secte conciliaire

Avant 2007

Si l’on applique cette doctrine aux baptêmes conférés dans la secte conciliaire, nous devons constater que dans le “catéchisme de l’Eglise catholique” de Jean Paul II en 1992 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9chisme_de_l%27%C3%89glise_catholique

 ils écrivent que le baptême efface les péchés. L’intention requise pour la validité est donc présente.

Après 2007

Mais dans le document de 2007 de la COMMISSION THEOLOGIQUE INTERNATIONALE, sur “L’espérance du salut pour les enfants qui meurent sans baptême” signé par Benoit XVI,

il espèrent – contre l’enseignement bimillénaire de l’Eglise, entre autres par Saint Augustin et Saint Thomas d’Aquin – que les enfants sont tous au ciel. Cela veut dire que le péché originel ne représente plus rien d’important, que ce n’est pas un péché mortel qui prive de la vision béatifique et… que le baptême des enfants sans raison n’enlève donc pas de péché mortel, puisqu’il n’y en a pas. Et il n’y a eu très peu ou pas de réaction dans la secte conciliaire.

Sur le site officiel de France ils mettent que le baptême est “un rite d’initiation dans l’Eglise”, et rien d’autre.

Alors on doit supposer que les baptêmes conférés par la secte conciliaire au moins à partir de cette date sont tous invalides par une intention officielle et donc générale dans toute la secte, contraire à l’intention exigée pour la validité.

L’anathème du Concile de Trente tombe dans ces circonstance, car il vaut évidemment seulement pour les baptême conférés par des hérétique et schismatiques qui n’ont apparement pas d’intention contraire à celle de l’Eglise, comme la plupart des protestants.

En effet nous avons vu ci dessus (1.3.) que le Pape Pie XII avait déclaré que “dans le cas où le ministre poursuit manifestement une fin opposée à celle de l’Église catholique et explicite cette opposition, la rectitude d’intention fait défaut. En conséquence, le sacrement n’existe pas.”

L’Eglise enseigne encore qu’un sacrement douteux doit être considéré comme invalide, car il faut être certain au sujet des sacrements. Si le baptême est réitéré en cas de doute le prêtre dit “si tu n’es pas baptisé je te baptise…”.

AMDG

Abbé Eric Jacqmin+

Mgr L+e+f+e+b+v+r+e sur le fait que l’ “église conciliaire” n’est plus catholique

Mgr L. sur le fait que l’ “église conciliaire” n’est plus catholique

Le fondateur de la F+S+S+P+X avant de mourir à expliqué que toute l’église concilaire est infestée avec des hérésies ou l’apostasie… DONC qu’elle n’est plus catholique :

Mgr L sur le fait que l'”église conciliaire” n’est plus catholique

 

Qui est évêque dans l’Eglise? Tous ensembles ils ont l’infaillibilité du M.O.U.

 Qui est évêque dans l’Eglise?

Tous ensembles ils ont l’infaillibilité du M.O.U.

Nécessité de l’existance de l’Eglise
L’Eglise ne peut pas arrêter d’exister de par la promesse de NSJC et la nécessité de la Rédemption.

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Les chambres à gaz et la prudence

Mis en ligne le 26 janvier 2009.

C’est une grande imprudence de la part de cet évêque de parler à Zaitzkofen devant un journaliste, de ce qui est interdit d’en discuter Allemagne.

“On connait l’arbre à ses fruits ” la conséquence était : la FSSPX était obligée de se distancier de ce discours, sinon tous les centres de Messe, écoles, maisons de retraite, chapelles et prieurés devraient être fermés par intervention du gouvernement allemand.

Question du pape hérétique 4 : Professeur ARNALDO XAVIER DA SILVEIRA

Professeur ARNALDO XAVIER DA SILVEIRA (“La nouvelle Messe de Paul VI”)

« En résumé, nous estimons qu’un examen attentif de la question d’un pape hérétique, à partir des éléments théologiques dont nous disposons aujourd’hui (146 auteurs ont été consultés NDLR), permet de conclure qu’un éventuel pape hérétique perdrait sa charge au moment où son hérésie serait « notoire et publiquement divulguée ». Nous croyons que cette opinion n’est pas seulement intrinsèquement probable, mais certaine, puisque les raisons qu’on peut alléguer pour la défendre nous paraissent absolument péremptoires. De plus, dans les oeuvres que nous avons consultées, nous n’avons pas trouvé d’argument qui nous ait persuadé du contraire. » Continuer la lecture de Question du pape hérétique 4 : Professeur ARNALDO XAVIER DA SILVEIRA

Question du pape hérétique 3 : théologiens A. Vermeersch et I. Creusen

A. Vermeersch et I. Creusen :

" Le pouvoir du Pontife Romain cesse par décès, démission libre ( qui est valable sans avoir besoin d’aucune acceptation , c.221 ), folie certaine et incontestablement perpétuelle et l'hérésie notoire . Au moins selon l'enseignement plus fréquent , le Pontife romain comme un enseignant privé peut tomber dans l'hérésie manifeste. Ensuite, sans aucune sentence déclarative ( car le Siège Suprême n’est jugé par personne ), il tomberait automatiquement d'un pouvoir qu’il est incapable de posséder, n’étant plus un membre de l'Eglise " ( Epitome de Droit canonique de Rome : Dessain 1949. 340)