Archives de catégorie : Foi

Question du pape hérétique 4 : Professeur ARNALDO XAVIER DA SILVEIRA

Professeur ARNALDO XAVIER DA SILVEIRA (“La nouvelle Messe de Paul VI”)

« En résumé, nous estimons qu’un examen attentif de la question d’un pape hérétique, à partir des éléments théologiques dont nous disposons aujourd’hui (146 auteurs ont été consultés NDLR), permet de conclure qu’un éventuel pape hérétique perdrait sa charge au moment où son hérésie serait « notoire et publiquement divulguée ». Nous croyons que cette opinion n’est pas seulement intrinsèquement probable, mais certaine, puisque les raisons qu’on peut alléguer pour la défendre nous paraissent absolument péremptoires. De plus, dans les oeuvres que nous avons consultées, nous n’avons pas trouvé d’argument qui nous ait persuadé du contraire. » Continuer la lecture de Question du pape hérétique 4 : Professeur ARNALDO XAVIER DA SILVEIRA

Question du pape hérétique 3 : théologiens A. Vermeersch et I. Creusen

A. Vermeersch et I. Creusen :

" Le pouvoir du Pontife Romain cesse par décès, démission libre ( qui est valable sans avoir besoin d’aucune acceptation , c.221 ), folie certaine et incontestablement perpétuelle et l'hérésie notoire . Au moins selon l'enseignement plus fréquent , le Pontife romain comme un enseignant privé peut tomber dans l'hérésie manifeste. Ensuite, sans aucune sentence déclarative ( car le Siège Suprême n’est jugé par personne ), il tomberait automatiquement d'un pouvoir qu’il est incapable de posséder, n’étant plus un membre de l'Eglise " ( Epitome de Droit canonique de Rome : Dessain 1949. 340)

Question du pape hérétique 2 : Raoul Naz, le grand canoniste

Raoul Naz « Dictionnaire de Droit Canonique »

1) « De plus le pouvoir du pape cesserait par suite de démence perpétuelle ou d’hérésie formelle. Dans le premier cas, le pape, étant incapable de faire un acte humain, serait par conséquent incapable d’exercer sa juridiction. L’aide d’un vicaire ne pourrait y suppléer, puisque l’infaillibilité et la primauté de juridiction ne peuvent être déléguées. Le second cas, d’après la doctrine la plus commune, EST THÉORIQUEMENT POSSIBLE, en tant que le pape agirait comme docteur privé. Étant donné que le Siège suprême n’est jugé par personne (can. 1556), IL FAUDRAIT CONCLURE QUE PAR LE FAIT MÊME ET SANS SENTENCE DÉCLARATOIRE, LE PAPE SERAIT DÉCHU. Il n’est d’ailleurs pas d’exemple, dans l’histoire ecclésiastique, qu’un vrai pape soit tombé dans l’hérésie formelle, même en tant que docteur privé. » Continuer la lecture de Question du pape hérétique 2 : Raoul Naz, le grand canoniste

Question du Pape hérétique 1 : “un pape hérétique n’est pas pape”

Prima sedes a nemine judicetur nisi deprehendatur … a fide devius”

Démonstration de l’existence et de la valeur certaine du principe reçu par tout le Magistère du moyen âge:

«Le pape n’est jugé par personne,

sauf s’il est constaté qu’il dévie de la foi. » Continuer la lecture de Question du Pape hérétique 1 : “un pape hérétique n’est pas pape”