Jeûne et abstinence

Petit rappel :

Puisque Paul VI et successeurs sont des antipapes à cause de leurs hérésies manifestes et publiques, la règlementation de Pie XII est toujours de rigueur.  Concrètement concernant le jeûne et l’abstinence, nous suivons ce qui a été décidé par tous les évêques de la Belgique comme publié dans le catéchisme de 1954 pour tous les diocèses Belges  :

  • jeûne :

    • signifie :
      • ne prendre qu’un seul repas complet par jour ( à satiété) p.e. de midi, et alors le matin et le soir une petite collation est permise (que les théologiens limitent à 60 grammes le matin et 250 grammes le soir).
    • quand :
      • le mercredi des cendres,
      • le Vendredi Saint,
      • le 7 décembre (vigile de l’Immaculée Conception)
      • et le 23 décembre (l’avant-vigile de Noël)
    • Qui :
      • Pour tous les catholiques à partir de 21 ans jusqu’à 60 ans accomplis.
  • abstinence:

    • signifie:
      • s’abstenir de viande et de jus de viande
    • quand :
      • tous les vendredis de l’année
      • tous les mercredis du carême
      • les jours de jeûne
    • qui :
      • tous les catholiques à partir de 7 ans.
    • Jeûne eucharistique (selon Pie XII, nous rejettons les mesures de Paul VI) :
      • signifie :
        • être à jeun avant la réception de la Communion par les fidèles (pour le prêtre : avant la Messe).
        • Quand :
          • ne pas avoir pris de nourriture, ni de boisson alcoholisée pendant 3 heures
          • ne pas avoir pris de boisson pendant 1 heure
          • de l’eau et des médicaments sont toujours permis.

Bien sûr, ceci est un minimum exigé par l’Eglise. On peut faire plus, selon sa dévotion et ses possibilités. La limite est de ne pas s’affaiblir par des exercices à ce point qu’on n’arrive plus a bien acomplir ses devoir d’état.  Demandez aussi l’humilité car l’orgueil détruit tout mérite, et faites tout par amour de Dieu car sans amour il n’y a aucun mérite non plus (1 Cor 13).

Bonne dévotion !

Documentation :
Le canon 1252 du droit canon (Benoit XV) soutient que la loi du jeûne oblige le jour des Cendres et du Vendredi Saint, mais également tous les jours de semaine du carême à l’exception des dimanches, les mercredis, vendredis et samedis des quatre temps, et les quatre Vigiles de Pentecôte, de Toussaint, de l’Immaculée et de Noël.

Pendant la guerre, à partir de 1941, beaucoup d’indults limitèrent cette loi de l’Eglise : on jeûnait par force puisqu’il n’y avait rien à manger…

Mais le 28 janvier 1949, le décret de la Sacrée Congrégation du Concile “Cum Adversa” restaura partiellement l’observance de la loi, limitant les facultés de dispense accordées précédemment aux Ordinaires dans les limites suivantes : on devait observer de nouveau l’abstinence tous les vendredis, et l’abstinence avec jeûne le jour des Cendres, le Vendredi Saint et les vigiles de l’Assomption (remplacée ensuite par celle de l’Immaculée Conception) et de Noël.

Selon les décrets de la sacrée Congrégation du Concile [28 janvier 1949, 25 juillet 1957 et 3 décembre 1959], les jours pour lesquels le jeûne est demeuré strictement obligatoire sont les 7 et 24 décembre, le mercredi des Cendres et le Vendredi saint. On peut, si l’on veut, remplacer le 24 décembre par le 23 (ce que les évêques belges on fait).
Le décret du 3 décembre 1959 – sous Jean XXIII – étend seulement à tous les fidèles le privilège accordé à la France (et à la Belgique) (décret du 27 août 1957) d’anticiper au 23 décembre le jeûne de la Vigile de Noël fixé normalement au jour suivant (Cf. La Documentation catholique, n° 1318, 20/12/1959, col. 1566).
Le décret du 25 juillet 1957, pour sa part, se limite à transférer l’obligation du jeûne et de l’abstinence prescrits pour la Vigile de
l’Assomption de Marie (14 août) à la Vigile de l’Immaculée Conception (7 décembre) (Cf. La Documentation Catholique,
n° 1257, 4 août 1957, col. 1020).
Décret 28 janvier 1949 :
“Décret de la S.C. du Concile relatif au jeûne et à l’abstinence. Puisque les circonstances difficiles qui, en 1941, poussèrent à accorder la dispense de la loi d’abstinence et du jeûne se sont presque partout un peu améliorées, pour préparer l’Année sainte qui approche et conformément aux vœux exprimés par beaucoup d’Ordinaires, il semble opportun que l’observance de ladite loi soit rétablie au moins en partie. Pour ce motif, Notre Très Saint Père le
Pape Pie XII a daigné décider qu’à partir du premier jour du prochain Carême, jusqu’à nouvelle disposition, pour tous les fidèles de
rite latin, même appartenant aux Ordres religieux ou aux Congrégations religieuses, la faculté accordée aux Ordinaires de dispenser de l’abstinence et du jeûne, soit limitée de la façon suivante:
a) l’abstinence doit être observée tous les vendredis de l’année
b) l’abstinence et le jeûne doivent être observés le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint, aux Vigiles des fêtes de l’Assomption et de Noël: pour tous ces jours de jeûne et d’abstinence, l’usage des œufs et du laitage est d’ailleurs partout autorisé dans les petits
repas du matin et du soir.
Les Ordinaires qui se serviront de ce nouvel adoucissement du jeûne et de l’abstinence ne manqueront pas d’exhorter les fidèles, spécialement le clergé séculier, les religieux et les religieuses, à vouloir, dans ces temps très difficiles, ajouter des exercices de perfection chrétienne et des œuvres de charité, particulièrement à l’égard des pauvres et de ceux qui souffrent, et à prier selon les intentions du Souverain Pontife.
Rome, 28 janvier 1949.
Francesco Cardinal Marmaggi, F. Roberti, secrétaire”.
(Cf. La Documentation Catholique, n° 1038, 13 mars 1949, col. 325)
Les seules véritables mutations du code de droit canon concernent le déplacement de l’obligation de la vigile de l’Assomption à celle de l’Immaculée (S.C. du Concile, décr. 25 juillet 1957) et l’extension de la loi du jeûne et de l’abstinence du carême jusqu’au Samedi Saint minuit (Sacrée Congrégation des Rites, décret général, 16 novembre 1955, n. 10)
Il est donc cohérent qu’avec le déplacement de l’horaire de la Veillée Pascale à la nuit institué par la réforme de la Semaine Sainte, la
Congrégation des Rites ait étendu jusqu’à la nuit le jeûne du Carême.
Par conséquent la loi fixée par le canon 1252 du Code du droit canonique est demeurée substantiellement inchangée jusqu’à
la Constitution Pœnitemini de 1966 de Paul VI;  suivant la constatation du Siège formellement vacant, il s’ensuit que – la Constitution de Paul VI étant nulle – la loi de l’Eglise en vigueur est
celle du canon 1252 (mis à part les deux changements signalés).
Mais le décret de 1949 ne laisse-t-il pas subsister seulement 4 jours de jeûne?
Non. Le décret de 1949 limitait seulement le pouvoir de
dispenser de l’observance de la loi accordé aux Ordinaires (Evêques diocésains ou similaires), en excluant de leur pouvoir celui de dispenser pour ces quatre jours-là. Les sièges épiscopaux étant actuellement formellement vacants, ces dispenses ne sont plus renouvelées.

Par conséquent,

  • étant donnée l’intention exprimée par Pie XII dans le décret de 1949;
  • étant donné qu’en temps normal les Ordinaires auraient pu dispenser de la loi et réduire l’obligation à seulement quatre jours par an;
  • étant donné enfin que cette loi [canon 1252] n’est plus observée, de fait, depuis 1941, ce pour quoi on pourrait éventuellement invoquer – contre l’observance de la loi – une habitude de plus de quarante ans (cf. canons 25-30);
  • étant donné l’adage universel de d’interprétation de la discipline de l’Eglise « otioso restringenda sunt » (les choses pénibles doivent être interprétées de manière le plus restrinct possible)

on doit être bienveillant en acceptant les causes de suppression du jeûne et de l’abstinence pour les jours où, à partir de 1949, l’usage était d’en dispenser.

Bonne dévotion !