Jean XXII et Paul VI étaient-ils papes ?

Jean XXIII (pape de 1958 à 1963) et Paul VI (pape de 1963 jusqu’à son hérésie en 1964) étaient catholiques. Car on perd son appartenance à l’Église UNIQUEMENT par hérésie, schisme, l’excommunication ou l’apostasie. On ne trouve rien de cela chez ces papes jusqu’en 1964.

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Jésus a favorisé son Église avec les dons d’infaillibilité et d’indéfectibilité

– L’Église a accepté unanimement Jean XXIII et Paul VI comme papes et cela pendant plusieurs années.

– L’Église est infaillible quand à 100 % de ses membres et évêques (pape inclus), elle croit quelque chose concernant la foi, les mœurs ou des faits dogmatiques.

– Jésus l’a promis dans l’écriture Sainte : “Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre Elle.” (Matthieu 16.18)

Cela suffit largement ! Ce sont des faits et des dogmes. On ne peut pas les refuser.

On peut argumenter de telle façon :

– Jésus est Dieu

– donc Il dit toujours la vérité

– Donc ses promesses sont vraies et pour toujours

– Jésus a promis : “Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre Elle.” (Matthieu 16.18)

– donc l’Église entière est infaillible

– donc elle ne se trompe pas unanimement sur un “fait dogmatique” (voir D.T.C. à ce sujet : le fait qu’une personne soit pape ou non, est un fait dogmatique)

– donc elle ne se trompe pas en acceptant Jean XXIII et Paul VI comme papes, car jamais l’Église (entière) ne tombera dans une erreur.

Jean XXIII

On perd son appartenance à l’Église par hérésie, schisme, l’excommunication ou l’apostasie. Rien de tout cela pendant toute la vie de Jean XXIII. Il n’a jamais été convaincu d’hérésie ni de son vivant, ni maintenant. Même pape Pie XII ne l’a jamais condamné ni mis dehors, ni excommunié pour hérésie. Il n’a jamais été accusé, ni condamné pour hérésie par personne pendant toute sa vie et le temps de sa papauté. On a voulu le condamner pour hérésie dans l’encyclique “Pacem in terris” ( “tout homme a droit a sa religion”) (1), mais dans le texte original en latin il y a (“tout homme a droit à la religion”) (2). (1) Est hérétique, mais (2) ne l’est pas !  

MAIS il n’était pas un bon catholique et il a fait beaucoup de mal à l’Église. Il existe une longue liste de tout ce qu’il a fait de travers, il figurait sur une liste de “suspects d’hérésie” sous Pie XII, il était fm, il a été initié chez les rose-croix dans le Proche-Orient etc. Il était amis des fm, il a reçu son chapeau cardinalice d’un fm, etc.. on a écrit beaucoup à ce sujet.

Alors je cite St Alphonse : “Même si un intrus est élu pape et accepté par toute l’Église il est pape, car toute l’Église ne peut pas se tromper”. Un fm infiltré dans l’Église est un intrus. Donc il faut revoir la théologie et ne pas uniquement se laisser guider par une haine sainte contre toute erreur, sinon on risque de tomber dans…. des erreurs.

Car refuser un pape qui a été accepté par l’Église entière, de son élection en 1958 à sa mort en 1963 et longtemps après sa mort, c’est un acte schismatique, et préconiser que toute l’Église peut se tromper est hérétique, car cela va contre la promesse de NSJC. 

C’est en effet par amour de la vérité et par haine des hérésies et schismes qu’il faudra dénoncer tous les erreurs de Jean XXIII mais accepter sa papauté et donc aussi son missel qui a été utilisé par toute l’Église latine de 1962 à 1966, par Mgrs Lefebvre et Castro de Mayer et par Mgr Thuc etc. La plupart des vigiles qui sont abrogées ont été abrogées par Pie XII dans ses dernières années, et pas par Jean XXIII et l’introduction du nom de St Joseph dans le canon du missel de 1962 a été demandé par une pétition de personnages du monde catholique entier, parmi lesquelles on trouve Mgr Joseph Sarto (le futur Pape Saint Pie X).

Paul VI

Les mêmes arguments valent pour Paul VI jusqu’à son hérésie publique du 21 novembre 1964 (Lumen Gentium). Il a été pape jusqu’à ce jour, car jusque là accepté par toute l’Église infaillible.

« Peu importe que, dans les siècles passés, quelque pontife ait été élu de façon illégitime ou ait pris possession du pontificat par fraude ; il suffit qu’il ait été accepté ensuite comme pape par toute l’Église, car de ce fait il est devenu le vrai pontife. Mais, si pendant un certain temps, il n’avait pas été accepté vraiment et universellement par l’Église, pendant ce temps, alors, le siège pontifical aurait été vacant, comme il est vacant à la mort du pape » (Saint Alphonse de Liguori, Verità della fede, in Opere…, vol. VIII, p. 720, n° 9)

Et St Alphonse n’est pas le seul.

La doctrine de “l’acceptation universelle et pacifique” (ici de Jean XXIII et de Paul VI comme papes) est enseignée par le magistère ordinaire universel, c’est-à-dire par l’unanimité morale des théologiens ; donc elle est infaillible. Lorsque tous les manuels de théologie ou presque d’une époque enseignent une doctrine, celle-ci est infaillible ; or, c’est le cas de la doctrine de l’acceptation pacifique, qui est enseignée par :​

Cicognani (Canon Law, 1947) ;

Le cardinal Billot (De Ecclesia Christi, Quaest. XIV Th. 29, § 3) ;

Le Père Smith (Dr Littledale’s Theory of the Disappearance of the Papacy, 1896) ;

Le Père Connell (American Ecclesiastical Review, 1965) ;

Ferraris, qui était le lexicographe de l’Église de Rome, donc un théologien de renom ;

Sylvester Joseph Hunter (Outlines of Dogmatic Theology, 1896) ;

Le cardinal Journet (L’Église du Verbe Incarné) ;

Dom Guéranger (L’anné liturgique, Vol XII, p.188)  ;

Ludwig Ott (Fundamentals of Catholic Dogma, 8-9; 299, 1953) ;

Wernz-Vidal (Jus can., II, p. 437, note 170) ;

Saint Alphonse de Liguori (Verità della fede, in Opere…, vol. VIII, p. 720, n° 9).

“..nous avons une certitude infaillible… C’est un exemple de fait qui n’est pas contenu dans le dépôt de la Révélation, mais qui est si intimement lié à la Révélation qu’il doit être du ressort de l’autorité magistérielle de l’Église de le déclarer infailliblement. L’Église entière, enseignante et croyante, déclare et croit ce fait, et pour cela il s’ensuit que ce fait est infailliblement vrai. Nous l’acceptons de foi ecclésiastique, suivant l’autorité de l’Église infaillible » (R.P. Francis Connell, American ecclesiastical Review, 1965).


« L’inévitable jeu des passions humaines, interférant avec l’élection du Vicaire du Christ, peut probablement rendre incertaine, quelque fois, la transmission du pouvoir spirituel. Mais quand il est prouvé que l’Église, toujours en possession de sa liberté ou la détenant à nouveau, reconnaît comme le vrai Souverain Pontife un pape jusque-là douteux, cette reconnaissance précise est la preuve qu’à partir de ce moment au moins, l’occupant du Siège apostolique est investi par Dieu lui-même » (Abbé Guéranger, O.S.B., L’année liturgique, Vol XII, p.188).

« L’Église ne peut errer lorsqu’elle reconnaît son chef. Elle ne peut pas plus reconnaître un faux chef, ni se séparer du vrai chef. Les motifs de cette affirmation nous ont été indiqués par Ferraris, mais il peut être utile de reprendre ses explications plus en détail. En vertu des promesses fondamentales de Notre-Seigneur, elle [l’Église] détient deux prérogatives : l’indéfectibilité et l’immunité contre l’erreur, ainsi que la présence permanente du Saint-Esprit, qui prévaut sur les mouvements du cœur et de l’esprit, et sur le cours des événements, afin d’assurer la continuité de ces deux prérogatives. Or le pontificat est un élément essentiel de la constitution de l’Église. Par conséquent, si le pontificat sombrait, l’Église perdrait ses caractéristiques essentielles et se révélerait non-indéfectible. ».

(Dr Littledale’s Theory of the Disappearance of the Papacy, 1896)

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