Prophéties de Marianne Galtier (1830)
Marianne Galtier était une bergère de Sainte Afrique du diocèse de Rodez en Aveyron.
L’abbé Charbonnel a rapporté sa prophétie, Il raconte: « En 1869, j’étais allé, au retour de Rome, rendre visite à mes parents. Un jour, une humble marchande ambulante vint droit à la maison, et comme si elle connaissait ma famille, demanda des nouvelles. Je lui répondis que je venais de passer une année à Rome. Aussitôt elle s’écria « Ô donnez moi des nouvelles du Saint Père ! Je suis tourmentée à son sujet, car je sais qu’il doit lui arriver de grands malheurs et j’ai peur qu’on ne lui fasse du mal. » Puis elle lui dit ce que Marianne Galtier lui avait raconté un grand nombre de fois. En lui parlant de la future première guerre mondiale.
L’abbé Charbonnel lui rétorqua « C’est impossible ! » Il n’y croyait pas.
Mais l’année d’après, l’abbé écrit à ses sœurs, les priant de faire venir cette femme et de noter toutes ses prédictions. Il raconte que la bergère n’a pas eu qu’une révélation, bien que l’abbé n’en ait rapporté qu’une.
« Quand vous verrez la guerre en la France et l’Allemagne, vous pourrez dire que c’est le commencement de la troisième et dernière plaie. Malheur, trois fois malheur à la France ! Trois fois malheur à l’Allemagne ! Trois fois malheur à l’Italie ! La France sera désunie entre elle, elle manquera de tout secours.
L’Ange ne mettra le glaive au fourreau qu’après avoir châtié toutes les nations.
Cette calamité consistera en un combat meurtrier et en grandes tribulations dans de nombreuses villes de France.
Il y aura un horrible massacre dans la capitale. Après ce massacre, les méchants seront les maîtres. Ils s’emploieront à accomplir tout le mal en leur pouvoir, mais pas autant qu’ils le désireront car le temps ne leur sera pas donné.
Les catholiques, demeurés fidèles, inférieurs en nombre seront presque anéantis, mais un miracle sauvera le reste.
À la coupe des raisins (septembre), il y aura un grand combat entre Paris et Lyon.
La grande prostituée (Paris) sera détruite par le feu. L’Ange du Seigneur avertira les justes de Paris.
Personne ne saura d’où est venu le feu. Tous les mauvais périront.
Ô puissance divine ! Ô puissance divine !
Tous les méchants périront, mais aussi beaucoup de justes, hélas !
Oh que ces calamités sont effroyables !
Oui, les églises seront fermées mais pendant vingt-quatre heures seulement.
Car à ce moment-là, il se produira des choses si extraordinaires que même les plus incrédules seront forcés d’y reconnaître la main de Dieu.
Ô puissance divine !
Les malheurs de la France seront si grands que plusieurs en mourront de frayeur.
Dans cette guerre, qui croira être vainqueur, sera vaincu. La France sera si épuisé d’hommes et d’argent, qu’elle manquera du nécessaire. Mais ce ne sera pas long.
Il y aura une nuit affreuse pendant laquelle personne ne pourra dormir. Ces épreuves ne dureront pas longtemps, car personne ne pourrait les supporter.
C’est lorsque tout semblera perdu que le salut arrivera brusquement. C’est alors que seront transmises les dépêches apportant la bonne nouvelle. Et le Te Deum sera chanté comme jamais il ne l’a été auparavant.
Le prince méprisé jusque-là, sera couvert d’honneurs et placé sur le trône. Toutes les injustices seront redressées. Les lois civiles seront modifiées pour se conformer à la Loi de Dieu.
Un prince, connu de Dieu seul et faisant pénitence au désert, arrivera comme par miracle. Il sera du sang de la vieille cape, il s’appellera Louis-Charles. Il ne règnera qu’un an et cèdera la couronne à un prince qui n’aura pas de descendant.
L’enseignement donné aux enfants sera des plus chrétiens.
De pieuses corporations seront formées pour les ouvriers.
Le triomphe de l’Eglise et de la France sera d’une grandeur sans pareille ».