Vatican II est apostat :
Nostra Aetate et l’Esprit d’Assise
Table des matières
- Introduction
- Définition Théologique de l’Apostasie
- Preuve que la Proposition Erronée Provient de Nostra Aetate
3.1. Texte de Nostra Aetate paragraphe 2
3.2. Sur le Bouddhisme (Nostra Aetate paragraphe 2)
3.3. Sur l’Hindouisme (Nostra Aetate paragraphe 2)
3.4. Sur l’Islam (Nostra Aetate paragraphe 3)
3.5. Sur le Judaïsme (Nostra Aetate paragraphe 4)
3.6. Confirmation par Unitatis Redintegratio
- Contradiction avec la Révélation Divine
4.1. Actes des Apôtres 4:12 (Vulgate)
4.2. Jean 14:6 (Vulgate)
4.3. Galates 1:8
- Définition par le Magistère Infaillible
5.1. IVe Concile du Latran (1215), canon 1
5.2. Boniface VIII, Bulle Unam Sanctam (1302)
5.3. Concile de Florence (1442), Cantate Domino
5.4. Concile de Trente, Session VI, canon 1
5.5. Pie IX, Quanto Conficiamur Moerore (1863)
5.6. Pie XI, Mortalium Animos (1928)
5.7. Pie XII, Mystici Corporis (1943)
- Interprétation Authentique : L’Esprit d’Assise comme Confirmation de l’Apostasie
6.1. Les Faits d’Assise
6.2. Rejet dans la Somme de saint Thomas d’Aquin
6.3. Contre-Arguments et Réfutations
- Conclusion
Liste des sources
1. Introduction
La déclaration Nostra Aetate (NA) du prétendu Deuxième Concile du Vatican (1962-1965) est un texte qui, sous une apparence de dialogue interreligieux, introduit une grave déviation doctrinale constituant une apostasie formelle. Selon la doctrine catholique pré-1963, fidèle à la Révélation divine et au Magistère infaillible, l’apostasie est définie comme un rejet total de la foi chrétienne (Code de Droit Canonique de 1917, canon 1325 paragraphe 2). Cet article démontre, de manière académique et syllogistique, que Nostra Aetate est apostat en trois étapes : (1) prouver que la proposition erronée provient de Vatican II, (2) montrer qu’elle contredit une vérité révélée, qui contient un rejet de la religion et (3) établir que cette vérité est un dogme défini par le Magistère infaillible. L’application pratique de Nostra Aetate à travers l’« esprit d’Assise » (1986 et suivantes) confirmera cette apostasie.
2. Définition Théologique de l’Apostasie
Selon saint Thomas d’Aquin, l’apostasie est un péché d’infidélité par lequel une personne s’éloigne totalement de la foi chrétienne (Somme théologique, II-II, q. 12, a. 1, corps de l’article ; q. 10, a. 9, corps de l’article). Le Code de droit canonique de 1917 (canon 1325, § 2) l’entend de la personne baptisée et précise :
« Post receptum baptismum si quis, nomen retinens christianum, pertinaciter aliquam ex veritatibus fide divina et catholica credendis denegat aut de ea dubitat, haereticus ; si a fide christiana totaliter recedit, apostata […] »
(Traduction : « Après avoir reçu le baptême, si quelqu’un, conservant le nom de chrétien, nie avec obstination l’une des vérités à croire de foi divine et catholique, ou en doute, il est hérétique ; s’il se retire totalement de la foi chrétienne, il est apostat […]. »)
L’apostasie, plus grave que l’hérésie, implique un rejet volontaire et conscient de l’ensemble de la foi, manifesté extérieurement, et requiert : (1) un baptême valide, (2) l’usage de la raison, (3) un rejet délibéré de la foi, (4) une manifestation publique de ce rejet.
Les causes modernes incluent l’ignorance coupable, les scandales ecclésiastiques et le modernisme, condamné par Pie X comme « omnium haereseon conlectum » (« le rassemblement de toutes les hérésies », encyclique Pascendi dominici gregis, 8 septembre 1907, Acta Sanctae Sedis, vol. 40, 1907, p. 632).
Syllogisme fondamental :
Majeure : Accepter que d’autres religions possèdent une valeur salvifique implique un rejet de la foi catholique, qui se proclame unique (Extra Ecclesiam nulla salus).
Mineure : Nostra Aetate accepte les fausses religions comme contenant des éléments salvifiques.
Conclusion : Nostra Aetate rejette la foi catholique et constitue une apostasie.
3. Preuve que la Proposition Erronée Provient de Nostra Aetate
3.1. Texte de Nostra Aetate paragraphe 2
« L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. »
(Source : Nostra aetate, déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes, 28 octobre 1965, § 2.)
Donc Nostra Aetate attribue explicitement ces éléments « vrais et saints » aux religions elles-mêmes et non seulement à certains individus.
Le terme « vrai » renvoie à une conformité avec la réalité divine révélée. Et le terme « saint » est ici entendu au sens d’une participation à la divinité par la grâce sanctifiante, ordonnée au salut ; saint Thomas enseigne que la lumière de la grâce est une participation à la nature divine (Somme théologique, I-II, q. 110, a. 3, corps de l’article ; q. 112, a. 1, corps de l’article). En affirmant que les religions non chrétiennes contiennent des éléments « saints », Nostra Aetate suggère qu’elles possèdent des moyens partiels de salut, indépendamment de la médiation du Christ. L’expression « rayon de la vérité » valorise ces religions sans exiger leur subordination à la Révélation chrétienne.
3.2. Sur le Bouddhisme (Nostra Aetate paragraphe 2)
Le texte déclare également :
« Dans le bouddhisme, selon ses formes variées, l’insuffisance radicale de ce monde changeant est reconnue et on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront acquérir l’état de libération parfaite, soit atteindre l’illumination suprême par leurs propres efforts ou par un secours venu d’en haut. »
Les termes « libération parfaite » et « illumination suprême » désignent l’objectif ultime du bouddhisme, équivalent au salut. En présentant cette « voie » comme valable, sans référence explicite à la nécessité du Christ, Nostra Aetate implique que le bouddhisme contient des éléments salvifiques. L’expression « par leurs propres efforts » exclut la médiation du Christ, tandis que « secours venu d’en haut » reste vague et ne mentionne pas la grâce chrétienne, suggérant une validité autonome de cette religion. Or, le bouddhisme enseigne une métaphysique du non-être, où le Nirvana est une extinction, non une vie éternelle, incompatible avec la doctrine catholique du salut.
3.3. Sur l’Hindouisme (Nostra Aetate paragraphe 2)
Concernant l’hindouisme, le texte affirme :
« Ainsi, dans l’hindouisme, les hommes scrutent le mystère divin et l’expriment par la fécondité inépuisable des mythes et par les efforts pénétrants de la philosophie ; ils cherchent la libération des angoisses de notre condition, soit par les formes de la vie ascétique, soit par la méditation profonde, soit par le refuge en Dieu avec amour et confiance. »
Ce passage loue les mythes et philosophies hindous comme valides, alors que Léon XIII condamne les « fables et l’impure superstition des Brahmanes » (Ad extremas Orientis, 24 juin 1893, premier paragraphe ; Acta Sanctae Sedis, vol. 25, 1892–1893, p. 717). En valorisant ces pratiques comme des moyens de « libération », Nostra Aetate attribue une valeur salvifique à une religion polythéiste, sans référence à la nécessité du Christ.
3.4. Sur l’Islam (Nostra Aetate paragraphe 3)
Nostra Aetate paragraphe 3 déclare :
« L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. »
Ce texte suggère que les musulmans adorent le vrai Dieu. Cependant, le Coran nie explicitement la Trinité et la divinité du Christ (sourate IV, Les Femmes, verset 171, traduction de Muhammad Hamidullah : « Ô gens du Livre (Chrétiens) ! N’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager d’Allah […] Allah n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. »). Nostra Aetate affirme, à tort, une adoration du même Dieu, alors que l’objet formel de leur culte exclut la Trinité.
Cette négation fondamentale rend l’islam incompatible avec la foi catholique, et l’affirmation de Nostra Aetate constitue une approbation implicite d’une religion qui rejette des dogmes essentiels.
Pie XI, Mortalium animos : « De telles entreprises ne peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu’elles s’appuient sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables […]. » (6 janvier 1928 ; Acta Apostolicae Sedis, vol. 20, 1928, p. 6.)
Donc le culte qui rejette explicitement le Christ Dieu ne peut être considéré comme une voie religieuse agréée par Dieu.
3.5. Sur le Judaïsme (Nostra Aetate paragraphe 4)
Nostra Aetate paragraphe 4 déclare :
« Scrutant le mystère de l’Église, le saint Concile rappelle le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament à la lignée d’Abraham. […] L’Église a toujours devant les yeux les paroles de l’apôtre Paul sur ceux de sa race “à qui appartiennent l’adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et les patriarches, et de qui est né, selon la chair, le Christ” (Rm 9, 4-5) […]. S’il est vrai que l’Église est le nouveau Peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Écriture. »
Ce texte valorise la tradition juive post-chrétienne sans condamner son rejet explicite du Christ, suggérant que le judaïsme conserve une valeur salvifique indépendante de la foi en Jésus. En outre, il inverse la mission évangélisatrice en demandant aux fils de l’Église qu’« ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux », les adeptes d’autres religions (Nostra aetate, § 2), trahissant Matthieu 28:19 : « Allez donc, enseignez toutes les nations », et le texte sacré des Actes 2:36 : « Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. »
Donc le judaïsme rabbinique postérieur à l’an 70 repose sur le refus explicite de Jésus comme Messie. Dès lors, toute valorisation religieuse de ce système implique indirectement une valorisation du rejet du Christ.
3.6. Confirmation par Unitatis Redintegratio
Le décret Unitatis redintegratio du 21 novembre 1964, paragraphe 3, renforce cette erreur :
« En conséquence, ces Églises et communautés séparées, bien que nous les croyions souffrir de déficiences, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. » (Unitatis redintegratio, § 3 ; Francesco Ricossa, Le Pape du Concile, seizième partie, p. 105.)
Cette affirmation attribue une valeur salvifique aux communautés non catholiques, en contradiction avec le dogme Extra Ecclesiam nulla salus.
4. Contradiction avec la Révélation Divine
La Révélation divine, contenue dans l’Écriture, affirme l’exclusivité du salut par Jésus-Christ. Deux passages fondamentaux le démontrent :
4.1. Actes des Apôtres 4:12 (Vulgate clémentine)
« Et non est in alio aliquo salus: nec enim aliud nomen est sub caelo datum hominibus, in quo oporteat nos salvos fieri. »
(Traduction : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés. »)
Ce verset, attribué à saint Pierre, exclut toute autre voie de salut : « non est in alio aliquo salus » signifie qu’aucune religion ou médiation hors du Christ ne peut conduire au salut.
4.2. Jean 14:6 (Vulgate) :
« Ego sum via, et veritas, et vita. Nemo venit ad Patrem, nisi per me. »
(Traduction : « Je suis la voie, la vérité et la vie. Personne ne vient au Père, si ce n’est par moi. »)
Nostra Aetate, en valorisant des « voies » comme le bouddhisme (« par leurs propres efforts »), l’hindouisme, l’islam et le judaïsme comme contenant des éléments « saints » et ordonnés au salut, contredit directement ces passages scripturaires. Affirmer que des religions non chrétiennes possèdent des moyens salvifiques, même partiellement, viole l’exclusivité du salut par le Christ.
4.3. Galates 1:8
« Sed licet nos, aut angelus de caelo evangelizet vobis praeterquam quod evangelizavimus vobis, anathema sit. »
(Traduction : « Mais quand nous-mêmes, quand un ange du ciel vous annoncerait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème. »)
Saint Paul enseigne ici que toute doctrine religieuse différente de celle révélée par Jésus-Christ doit être rejetée. Or Nostra Aetate présente les religions non chrétiennes comme porteuses de valeurs religieuses positives devant être reconnues et promues. Une telle approche est incompatible avec l’obligation apostolique de convertir les nations à l’unique Évangile du Christ.
5. Définition par le Magistère Infaillible
Pour établir l’apostasie, la proposition erronée doit contredire un dogme défini par le Magistère infaillible avant 1962. Le dogme Extra Ecclesiam nulla salus a été solennellement proclamé à plusieurs reprises :
5.1. IVe Concile du Latran (1215), constitution 1, Firmiter credimus (sous Innocent III)
« Una vero est fidelium universalis Ecclesia, extra quam nullus omnino salvatur. »
(Traduction : « Il y a une seule Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle absolument personne n’est sauvé. » — IVe concile du Latran, constitution 1, Firmiter credimus ; Denzinger, n° 430.)
5.2. Boniface VIII, bulle Unam sanctam (18 novembre 1302)
« Porro subesse Romano Pontifici omni humanae creaturae declaramus, dicimus, definimus, et pronuntiamus omnino esse de necessitate salutis. »
(Traduction : « Nous déclarons, disons, définissons et prononçons qu’il est absolument nécessaire au salut pour toute créature humaine d’être soumise au Pontife romain. » — Boniface VIII, Unam sanctam, conclusion ; Denzinger, n° 469 ; Johann Peter Kirsch, « Unam Sanctam », The Catholic Encyclopedia, t. XV, 1912.)
5.3. Concile de Florence, Cantate Domino (4 février 1442, sous Eugène IV)
« La sainte Église romaine […] croit fermement, professe et proclame qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement les païens, mais aussi les Juifs, les hérétiques et les schismatiques, ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges, à moins qu’ils ne soient agrégés à elle avant la fin de leur vie. » (Concile de Florence, session XI, Cantate Domino, décret pour les Jacobites, 4 février 1442 ; Denzinger, n° 714.)
Ce texte définit infailliblement (de fide divina et catholica) que le salut est exclusivement lié à l’Église catholique, Corps mystique du Christ.
5.4. Concile de Trente, session VI, canon 1 (13 janvier 1547, sous Paul III)
« Si quis dixerit, hominem suis operibus, quae vel per humanae naturae vires, vel per Legis doctrinam fiant, absque divina per Christum Iesum gratia posse iustificari coram Deo: anathema sit. »
(Traduction : « Si quelqu’un dit que l’homme peut être justifié devant Dieu par ses œuvres accomplies soit par les forces de la nature humaine, soit par la doctrine de la loi, sans la grâce divine par Jésus-Christ, qu’il soit anathème. » — Concile de Trente, session VI, Canons sur la justification, can. 1 ; Denzinger, n° 811.)
5.5. Pie IX, Quanto conficiamur moerore (10 août 1863) :
« Il est connu de nous et de vous que ceux qui sont dans une ignorance invincible de notre très sainte religion, et qui, observant soigneusement la loi naturelle et ses préceptes, inscrits par Dieu dans le cœur de tous, et étant disposés à obéir à Dieu, mènent une vie honnête et droite, peuvent, par l’opération de la lumière et de la grâce divine, obtenir la vie éternelle […]. » (Quanto conficiamur moerore, 10 août 1863 ; Denzinger, n° 1677 ; Denzinger-Schönmetzer, n° 2866.)
Ce texte admet la possibilité de salut pour des individus dans l’ignorance invincible, mais uniquement par la grâce du Christ, et non par les pratiques de religions non chrétiennes.
5.6. Pie XI, Mortalium animos (6 janvier 1928) :
Pie XI rappelle, en citant Lactance : « Seule […] l’Église catholique est celle qui garde le vrai culte. […] Qui n’y entre pas ou qui en sort, se prive de tout espoir de vie et de salut. » (Mortalium animos, 6 janvier 1928 ; Acta Apostolicae Sedis, vol. 20, 1928, p. 15 ; Lactance, Institutions divines, livre IV, chapitre 30, §§ 11–12.)
Ce texte rejette explicitement l’idée que les religions non chrétiennes puissent être des voies de salut, réaffirmant le dogme Extra Ecclesiam nulla salus.
Ces définitions, fondées sur Actes 4:12 et Jean 14:6, établissent que le salut est exclusivement lié au Christ et à Son Église, excluant toute autre religion comme voie salvifique.
Dans la même encyclique, Pie XI enseigne :
« […] christianorum enim coniunctionem haud aliter foveri licet, quam fovendo dissidentium ad unam veram Christi Ecclesiam reditu […]. »
(Traduction : « […] il n’est permis de favoriser l’union des chrétiens autrement qu’en favorisant le retour des dissidents à l’unique véritable Église du Christ […]. » Mortalium animos, 6 janvier 1928 ; Acta Apostolicae Sedis, vol. 20, 1928, p. 14.)
Le Pontife n’envisage donc pas un enrichissement mutuel des religions ni une reconnaissance réciproque de leurs valeurs propres, mais uniquement la conversion des dissidents à l’Église catholique. Cette doctrine est directement opposée à l’esprit qui anime Nostra Aetate.
5.7. Pie XII, Mystici Corporis Christi (29 juin 1943)
Ce Pape enseigne :
« In Ecclesiae autem membris reapse ii soli annumerandi sunt, qui regenerationis lavacrum receperunt veramque fidem profitentur […]. »
(Traduction : « Ne doivent réellement être comptés parmi les membres de l’Église que ceux qui ont reçu le baptême et professent la vraie foi […]. » Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 ; Acta Apostolicae Sedis, vol. 35, 1943, p. 202 ; Denzinger, n° 2286 ; Denzinger-Schönmetzer, n° 3802.)
Les adeptes des religions non chrétiennes ne peuvent donc être considérés comme appartenant au Corps Mystique du Christ en tant que membres de leurs religions respectives. Dès lors, attribuer une valeur religieuse positive aux religions elles-mêmes contredit la doctrine catholique traditionnelle sur l’unicité de l’Église.
6. Interprétation Authentique : L’Esprit d’Assise comme Confirmation de l’Apostasie
L’application de Nostra Aetate lors des rencontres interreligieuses d’Assise (1986, 2002), initiées par Karol Wojtyla (Jean-Paul II), confirme l’apostasie. Wojtyla déclara :
« […] la journée d’Assise a été comme une expression visible de ces affirmations du concile Vatican II. »
(Discours à la Curie romaine, 22 décembre 1986, § 9 ; Acta Apostolicae Sedis, t. 79, 1987, p. 1088 ; traduction de l’italien.)
6.1. Les Faits d’Assise
En 1986, des représentants de fausses religions furent invités à prier pour la paix. Les bouddhistes placèrent une statue de Bouddha sur un autel catholique (H. J. A. Sire, Phoenix from the Ashes, 2015, pp. 382–388, note 26). Ils dansèrent autour de l’autel, les hindous invoquèrent des idoles, et les animistes sacrifièrent des animaux. Le cardinal Silvio Oddi témoigna :
« Ce jour-là, je suis allé à Assise comme le légat pontifical pour la Basilique de saint François, et j’ai vu une vraie profanation dans certains lieux de prière. J’ai vu des bouddhistes dansant autour de l’autel, sur lequel ils avaient mis un Bouddha dans la place du Christ, et ils ont brûlé de l’encens au Bouddha et l’ont vénéré. »
(Silvio Oddi, témoignage reproduit dans « La Controverse au sujet du Troisième Secret — Huitième Partie : Le témoignage de Mgr Silvio Oddi », Salve Maria Regina, vol. 50, n° 161, été 2010, traduction française.)
Wojtyla appela à « maintenir toujours vivant l’esprit d’Assise » (Discours à la Curie romaine, 22 décembre 1986, § 10 ; Acta Apostolicae Sedis, t. 79, 1987, p. 1089 ; traduction de l’italien). En 2002, ces pratiques furent répétées, malgré des tentatives de séparation des prières. Ces actes violent directement Exode 20:3-5, qui interdit l’adoration d’autres dieux.
6.2. Rejet dans la Somme de saint Thomas d’Aquin
Il n’est en aucune manière permis de participer aux rites des infidèles. Saint Thomas enseigne :
« […] superstitio est quaedam infidelitatis protestatio per exteriorem cultum. »
(Somme théologique, II-II, q. 94, a. 1, réponse à la première objection.)
(Traduction : « […] la superstition est une profession d’infidélité par le culte extérieur. »)
La raison exposée par saint Thomas est que le culte extérieur est le signe du culte intérieur, et que la superstition constitue ainsi une profession extérieure d’infidélité (Somme théologique, II-II, q. 94, a. 1, réponse à la première objection ; a. 2, corps de l’article). La participation aux cérémonies religieuses des faux cultes constitue extérieurement une approbation de l’erreur religieuse. Les rassemblements d’Assise, où des représentants de multiples religions furent invités à accomplir publiquement leurs actes cultuels, apparaissent donc en contradiction directe avec cette doctrine traditionnelle.
6.3. Contre-Arguments et Réfutations
Objection 1 : « Nostra Aetate ne nie pas l’exclusivité du Christ, car il mentionne que l’Église ‘annonce sans cesse le Christ’ (Jean 14:6). »
Réfutation : En valorisant des « voies » comme le bouddhisme (« par leurs propres efforts ») et en omettant de condamner le rejet du Christ par le judaïsme, Nostra Aetate attribue une valeur salvifique à des pratiques indépendantes du Christ, violant Actes 4:12 et Mortalium Animos. Le principe de non-contradiction d’Aristote (Métaphysique, livre Gamma, chap. 3, 1005 b 19-20) s’applique : « Il est impossible qu’un même attribut appartienne et n’appartienne pas en même temps et sous le même rapport à un même sujet. »
Objection 2 : « Assise visait la paix, non le syncrétisme. »
Réfutation : Prier ensemble implique une reconnaissance implicite de la validité des cultes non chrétiens, ce qui est incompatible avec Mortalium animos (6 janvier 1928 ; Acta Apostolicae Sedis, vol. 20, 1928, p. 6). Cette unité dans la diversité religieuse constitue une forme de syncrétisme maçonnique. La séparation des prières est artificielle, car l’intention d’unité spirituelle reste.
Objection 3 : « Ratzinger (Benoît XVI) était contre Assise. »
Réfutation : Ratzinger participa à Assise en 1986. En 2007, à Naples, il commémora l’esprit d’Assise en appelant à la prière interreligieuse (Benoît XVI, salut aux chefs des délégations de la Rencontre internationale pour la paix, Naples, 21 octobre 2007), confirmant son adhésion.
7. Conclusion
Nostra Aetate constitue une apostasie formelle pour les raisons suivantes :
7.1. Origine dans Vatican II : Nostra Aetate (paragraphe 2, paragraphe 3, paragraphe 4) affirme que les religions non chrétiennes (bouddhisme, hindouisme, islam, judaïsme) contiennent des éléments « vrais et saints », impliquant une valeur salvifique indépendante du Christ, renforcée par Unitatis Redintegratio (paragraphe 3).
7.2. Contradiction avec la Révélation : Ces affirmations contredisent Actes 4:12 (« Il n’y a de salut en aucun autre ») et Jean 14:6 (« Personne ne vient au Père, si ce n’est par moi »), qui établissent l’exclusivité du salut par le Christ.
7.3. Contradiction avec le Magistère Infaillible : Le dogme Extra Ecclesiam nulla salus, défini par le IVe Concile du Latran, Unam Sanctam, le Concile de Florence, le Concile de Trente, Pie IX et Pie XI, exclut toute autre religion comme voie de salut.
7.4. Confirmation par le rassemblement à Assise : L’application de Nostra Aetate à Assise (1986, 2002) par Wojtyla (anti-pape Jean-Paul II), qui invita des fausses religions à prier et déclara ces actes conformes à Vatican II, manifeste un rejet public de la foi catholique, en violation d’Exode 20:3-5.
Corollaire :
Aäron, comme grand prêtre de l’ancien testament, a permis une seule fois l’adoration d’un veau d’or à un seul peuple et dans le désert. C’est considéré comme un très grand péché, tel que Moïse a par punition et colère cassé les tables de la loi qu’il revenait de recevoir de Dieu même (Exode 32:1-6, 19, 21 et 30).
Le péché de Wojtyla est de beaucoup plus grand : c’est un des plus grands péchés dans l’histoire du monde : un pape (considéré comme tel par la plus part du monde : c’est la plus grande autorité religieuse, du nouveau testament), rassemble les chefs de toutes les religions de tous les peuples du monde (pas un seul peuple), pour adorer chacun son faux dieu (pas une seule idole le veau d’or), et cela devant le monde entier (les médias étaient sur place, donc pas seulement dans un désert), demandant que tout évêque suive son exemple (donc pas une seule fois) de plus grand péché (apostasie et donc contre le commandement le plus important (le premier : « Tu n’auras pas de dieux étrangers devant moi », Exode 20:3)). On ne peut imaginer un plus grand ! Objectivement parlant c’est, à mon humble avis, le plus grand péché qu’un homme n’a jamais commis et pu commettre sur terre.
Comme comble de la misère, cet anti-pape est devenu si populaire qu’il a été “canonisé” peu de temps après sa mort et vénéré excessivement, surtout en Pologne, son pays natal : de là il a contracté le surnom : “Jean-Paul dieu”. Faux dieu bien sûr.
Aäron s’est repenti publiquement de son péché, JPII jamais. Alors appeler un tel homme “saint Père” sonne comme un blasphème.
Bref, selon le canon 1325 paragraphe 2, Nostra Aetate et l’« esprit d’Assise » rejettent totalement la foi catholique, constituant une apostasie. Cette conclusion implique que le prétendu concile Vatican II et ses adeptes s’écartent de la foi, confirmant la position sédévacantiste, fidèle à l’enseignement éternel de l’Église. Le salut des âmes, loi suprême (selon un adage fondamental dans le droit canon « Salus animarum suprema lex » « le salut des âmes est la loi suprême » ; cf. Pie XII, discours Sollemnis conventus, 24 juin 1939, Acta Apostolicae Sedis, t. 31, 1939, p. 248), exige le rejet de Nostra Aetate et de Vatican II pour préserver la vérité catholique.
Liste des sources
Saint Thomas d’Aquin, Summa theologiae (Somme théologique), édition Léonine, Rome, 1892, 1895 et 1897 : I-II, q. 110, a. 3 ; q. 112, a. 1 ; II-II, q. 10, a. 9 ; q. 12, a. 1 ; q. 94, a. 1–2.
Code de droit canonique de 1917, Codex Iuris Canonici, can. 1325, § 2, texte latin.
Pie X, encyclique Pascendi dominici gregis, 8 septembre 1907, Acta Sanctae Sedis, t. 40, 1907, p. 632.
Léon XIII, lettre Ad extremas Orientis, 24 juin 1893, Acta Sanctae Sedis, t. 25, 1892–1893, p. 717.
Pie IX, Quanto conficiamur moerore, 10 août 1863 ; Denzinger, n° 1677.
Pie XI, encyclique Mortalium animos, 6 janvier 1928, Acta Apostolicae Sedis, t. 20, 1928, pp. 6 et 14–15.
Lactance, Divinae institutiones (Institutions divines), livre IV, chapitre 30, §§ 11–12, cité dans Pie XI, Mortalium animos, Acta Apostolicae Sedis, t. 20, 1928, p. 15.
Pie XII, encyclique Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943, Acta Apostolicae Sedis, t. 35, 1943, p. 202 ; Denzinger, n° 2286.
Pie XII, discours Sollemnis conventus aux élèves des séminaires, collèges et instituts ecclésiastiques de Rome, 24 juin 1939, Acta Apostolicae Sedis, t. 31, 1939, p. 248.
IVe concile du Latran, constitution 1, Firmiter credimus, 1215 ; Denzinger, n° 430.
Boniface VIII, bulle Unam sanctam, 18 novembre 1302, conclusion ; Denzinger, n° 469.
Johann Peter Kirsch, « Unam Sanctam », The Catholic Encyclopedia (Encyclopédie catholique), t. XV, New York, Robert Appleton Company, 1912.
Concile de Florence, session XI, Cantate Domino, décret pour les Jacobites, 4 février 1442 ; Denzinger, n° 714.
Concile de Trente, session VI, Canons sur la justification, 13 janvier 1547, can. 1 ; Denzinger, n° 811.
Heinrich Denzinger, Enchiridion symbolorum, definitionum et declarationum de rebus fidei et morum (Recueil des symboles, définitions et déclarations en matière de foi et de mœurs), édition révisée par Karl Rahner, 31e édition, Herder, Barcelone–Fribourg-en-Brisgau–Rome, 1957.
Nostra aetate, déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes, 28 octobre 1965, §§ 2–4, texte latin et traduction française.
Unitatis redintegratio, décret sur l’œcuménisme, 21 novembre 1964, § 3, texte latin et traduction française.
Francesco Ricossa, Le Pape du Concile, seizième partie, « Le Secrétariat pour l’unité des chrétiens », Sodalitium, n° 39, juin-juillet 1995 ; recueil, pp. 104–105 et 110, notes 42 et 48.
Sainte Écriture : Exode 20:3–5 et 32:1–6, 19, 21, 30 ; Matthieu 28:19 ; Jean 14:6 ; Actes 2:36 et 4:12 ; Romains 9:4–5 ; Galates 1:8. Textes latins selon la Vulgate clémentine.
Coran, sourate IV, Les Femmes, verset 171, traduction française de Muhammad Hamidullah.
Karol Wojtyla (Jean-Paul II), discours aux représentants des Églises et communautés chrétiennes réunis à Assise pour la Journée mondiale de prière pour la paix, 27 octobre 1986, §§ 1 et 4.
Karol Wojtyla (Jean-Paul II), discours aux cardinaux et aux membres de la Curie romaine, 22 décembre 1986, §§ 7, 9 et 10, Acta Apostolicae Sedis, t. 79, 1987, pp. 1082–1090, particulièrement pp. 1086, 1088–1089, texte italien.
Karol Wojtyla (Jean-Paul II), discours lors de la Journée de prière pour la paix dans le monde, Assise, 24 janvier 2002, § 7.
Joseph Ratzinger (Benoît XVI), salut aux chefs des délégations participant à la Rencontre internationale pour la paix, Naples, 21 octobre 2007.
« The Third Secret Controversy—Part VIII. The Testimony of Msgr. Silvio Oddi » (« La Controverse au sujet du Troisième Secret — Huitième Partie. Le témoignage de Mgr Silvio Oddi »), Salve Maria Regina, vol. 50, n° 161, été 2010, texte anglais et traduction française.
- J. A. Sire, Phoenix from the Ashes: The Making, Unmaking, and Restoration of Catholic Tradition (Le Phénix renaissant de ses cendres : la formation, la destruction et la restauration de la tradition catholique), Kettering, Ohio, Angelico Press, 2015, pp. 382–388, note 26, texte anglais.
Silvio Oddi, entretien avec Tommaso Ricci, 30 Dias, novembre 1990, p. 64, cité par H. J. A. Sire, Phoenix from the Ashes, note 26.
Aristote, Métaphysique, livre Γ (Gamma), chapitre 3, 1005 b 19–20.