Obtenir Validité des Ordres

Obtenir une Certitude totale quant à la Validité des Ordres Sacrés

 

Sacerdoce et Episcopat, dans la crise extrême de l’Église

 

L’Église catholique est indéfectible par institution divine de Notre-Seigneur Jésus-Christ : elle ne peut jamais manquer, jusqu’à la consommation des siècles, de hiérarchie légitime ni des sacrements nécessaires au salut. Ce dogme est enseigné de manière constante par le magistère ordinaire et universel et exprimé dans le Symbole de Nicée-Constantinople : « Je crois en l’Église une, sainte, catholique et apostolique. » Il est impossible, absolument et en tout temps, que Dieu permette la disparition totale et simultanée de tous les évêques valides et catholiques.

 

Dans la situation présente, où le Siège de Pierre est vacant depuis la première hérésie publique contenue dans le document Lumen Gentium promulgué par Paul VI en 1964, il existe nécessairement, par la promesse divine, des évêques valides et pleinement catholiques, professant intégralement le dépôt de la foi, formés convenablement et vivant sans scandale.

 

Pour obtenir une certitude totale – et non seulement morale, mais absolue – de la validité des ordres chez tous les clercs catholiques, il suffit d’appliquer la procédure suivante, qui repose sur les principes sacramentels certains et sur le dogme même de l’indéfectibilité :

 

  1. Parmi les évêques catholiques disponibles, on en choisit un comme consécrateur principal, selon la règle constante que seul un évêque valide est ministre du sacrement de l’Ordre (Code de droit canonique de 1917).

 

  1. Cet évêque est d’abord réordonné prêtre sous condition (« Si tu n’es pas prêtre, je t’ordonne prêtre ») par tous les autres évêques présents, en observant exactement le rite du Pontifical romain antérieur à 1968.

 

  1. Immédiatement après, il est reconsacré évêque sous condition (« Si tu n’es pas évêque, je te consacre évêque ») par tous les autres évêques présents agissant conjointement, avec un consécrateur principal désigné et les autres comme co-consécrateurs, selon le rite traditionnel.

 

Grâce au dogme de l’indéfectibilité, il existe nécessairement au moins un évêque valide parmi ceux qui imposent les mains. Il suffit donc d’un seul ministre valide pour que le sacrement soit conféré validement. La participation de tous les évêques élimine tout doute : si l’évêque choisi était invalide, un autre ministre valide présent produit nécessairement l’effet sacramentel. Le résultat est donc une certitude totale : cet évêque est désormais certainement évêque.

 

  1. Cet évêque, désormais certainement valide, ordonne ensuite sous condition tous les prêtres et évêques présents (« Si tu n’es pas prêtre, je t’ordonne prêtre »), en observant scrupuleusement le rite traditionnel.

 

  1. Enfin, il consacre sous condition tous les autres évêques (« Si tu n’es pas évêque, je te consacre évêque »).

 

Au terme de cette procédure simple et fidèle aux rites de l’Église, tous les prêtres et tous les évêques participants possèdent une certitude totale de la validité de leur sacerdoce et de leur épiscopat. Cette certitude ne repose pas sur une probabilité humaine, mais sur la promesse divine infaillible de l’indéfectibilité de l’Église : Dieu ne peut permettre que tous les ministres présents soient invalides en même temps ; il suffit donc d’un seul valide pour que l’effet sacramentel soit produit chez tous.

 

Cette méthode, appliquée avec piété et dans l’unité de la foi, reconstitue immédiatement un clergé dont la validité est absolument certaine. Elle peut être mise en œuvre avant ou après l’élection d’un pape et prépare, sous la conduite de la Providence, la restauration complète de l’ordre visible de l’Église.

 

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