Nécessité de l’Existence de l’Église Catholique
et la Survie de son Autorité
Table des Matières
I. Introduction : La Promesse Divine et la Nécessité de l’Église
II. L’Église comme Société Essentiellement Hiérarchique
- Définition de l’Église en tant que Société
- Nécessité Absolue de l’Autorité et de la Hiérarchie
III. La Survie de l’Autorité en Cas de Corruption de l’Autorité Apparente
- Principe du Droit Naturel selon la Théologie Catholique
- Identification de la Partie Saine de l’Église Enseignante
IV. Discerner les Vrais Évêques
- Critères de Validité et d’Orthodoxie
- Exemples Contemporains et Vérification
V. L’Indéfectibilité de l’Église et la Pérennité des Vrais Évêques
- Promesses Évangéliques et Interprétation Patristique
- Conséquences de l’Absence de Vrais Évêques
VI. Les Modes d’Infaillibilité dans l’Église
- Magistère Ordinaire Universel
- Survie par Descente à la Partie Saine
VII. Action Récente du Magistère et Consensus des Théologiens
- Unanimité sur l’Hérésie des Pseudo-Papes
- Témoignage de la Tradition et des Pères
VIII. Conclusion
IX. Sources
I. Introduction : La Promesse Divine et la Nécessité de l’Église
L’Église catholique, fondée par Notre Seigneur Jésus-Christ, ne peut cesser d’exister, en vertu de sa promesse explicite et de la nécessité de la Rédemption. Comme l’enseigne le Concile de Vatican (1870), l’Église est indéfectible, c’est-à-dire qu’elle perdurera jusqu’à la fin des temps avec toutes ses propriétés essentielles, sans défaillance substantielle.
II. L’Église comme Société Essentiellement Hiérarchique
- Définition de l’Église en tant que Société
L’Église est une société parfaite, visible et spirituelle, instituée par Dieu pour le salut des âmes. Saint Thomas d’Aquin, dans sa « Somme Théologique » (III, q. 8, a. 1), la décrit comme le Corps Mystique du Christ, où le Christ est la Tête, et les fidèles les membres. En tant que société, elle requiert une organisation hiérarchique pour son fonctionnement, car toute société humaine ou divine implique une autorité pour guider et unir ses membres vers leur fin commune.
2. Nécessité Absolue de l’Autorité et de la Hiérarchie
La philosophie et la théologie catholique, suivant Aristote et saint Thomas, enseignent que toute société ne peut exister sans autorité. Sans elle, la société se dissout dans le chaos. Saint Thomas, dans « De Regno » (livre I, cap. 1), explique que l’autorité est essentielle pour le bien commun. Appliqué à l’Église, cela signifie qu’elle ne peut subsister sans hiérarchie : pape, évêques, prêtres. Si l’Église perdait toute autorité, elle cesserait d’être, ce qui contredit la promesse divine.
III. La Survie de l’Autorité en Cas de Corruption de l’Autorité Apparente
- Principe du Droit Naturel selon la Théologie Catholique
Lorsque l’autorité apparente (pape, cardinaux, évêques résidentiels) est corrompue par l’hérésie, le droit naturel dicte que l’autorité revient à l’inférieur immédiat orthodoxe (“orthodoxe” de le sens de “dans la vrai foi”, contraire de “hétérodoxe” ou hérétique). Ce principe est enseigné par des théologiens comme le Cardinal Billot dans son « De Ecclesia Christi » (édition 1909), où il discute de la nécessité pour la survie de la société, (pp. 610-611, Question XIV), je note que la substance de son texte est conforme à la doctrine thomiste : en cas d’extrême nécessité, l’autorité descend pour préserver le bien commun, car Dieu ne permet pas la destruction de son Église. Cardinal Billot parle de “principe de dévolution”. Nous pourions appliquer ce terme à toute nécessité d’autorité dévolue vers le bas (évêques par exemple) pour survivre à la corruption du plus haut (pape et cardinaux hérétiques).
2.Identification de la Partie Saine de l’Église Enseignante
Cette partie saine se compose des évêques validement consacrés et orthodoxes dans la doctrine. L’hérésie, comme l’enseigne Paul IV le 15 février 1559 dans la Bulle pontificale ”Cum ex apostolatus officio”, sépare ipso facto l’hérétique de l’Église, même les membres les plus haut placés dans l’hiérarchie de l’Eglise. Ainsi, les évêques et le pape acceptant Vatican II, qui contredit la doctrine traditionnelle (par exemple sur la liberté religieuse), ne font pas partie de l’Église.
IV. Discerner les Vrais Évêques
- Critères de Validité et d’Orthodoxie
Un vrai évêque doit avoir une consécration valide (selon le rite ancien, pré-1968, pour éviter les doutes sur la forme) et professer la foi intégrale, sans hérésie. Saint Thomas, dans « Somme Théologique » (II-II, q. 1, a. 10), insiste sur l’unité de foi comme marque de l’Église. Le rite nécessaire pour la validité a été déterminé par Pie XII le 30 novembre 1947 par la “Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis”
2. Exemples Contemporains et Vérification
Pour des évêques (vivants en 2025) comme Mgrs Madrigal, Pierre Roy, Da Silva, Ramolla, Davila Gandara, Pivarunas, Sanborn, Neville, Altamira, Squetino, Stuyver, Hesson, Butler etc.. on vérifie : consécration valide (lignée thuciste ou lefebvriste orthodoxe) et rejet total de Vatican II. Ces critères les qualifient comme appartenant au Magistère, car ils maintiennent la Tradition.
V. L’Indéfectibilité de l’Église et la Pérennité des Vrais Évêques
- Promesses Évangéliques et Interprétation Patristique
Notre Seigneur promet : « Les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » (Matthieu XVI, 18). Les Pères, comme saint Augustin dans « De Civitate Dei » (livre XXII), interprètent ce péricope comme incluant l’infaillibilité et la prédication de la vérité.
Autres promesses : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Matthieu XXVIII, 20) ;
« Le Consolateur… vous enseignera toutes choses » (Jean XIV, 25-26) ;
« Il vous conduira dans toute la vérité » (Jean XVI, 13).
2. Conséquences de l’Absence de Vrais Évêques
Sans vrais évêques, pas de confirmation, d’ordination, ni d’enseignement infaillible, après un certain temps : plus de prêtres, plus de Messe ni confession ni extrême onction, pas de prédictation, de mission, bref pas d’apostolat, seuls des laïcs qui peuvent se catéchiser, baptiser et marier. L’Église cesserait donc, ce qui est impossible.
Le Concile de Vatican I (Pastor Aeternus) affirme l’indéfectibilité : l’Église reste visible et hiérarchique.
VI. Les Modes d’Infaillibilité dans l’Église
- Magistère Universel
Il existe deux modes : ordinaire et extraordinaire. Le Magistère Ordinaire Universel (pape et évêques unanimes, même dispersés, puisant dans la Tradition) est infaillible. Avec la vacance du Siège due à l’hérésie des pseudo-papes depuis 1964, ce mode persiste dans la partie saine.
2. Survie par Descente à la Partie Saine
Appliquer le principe de Billot de dévolution : l’autorité descend aux évêques orthodoxes. Des théologiens comme Brugère (« De Ecclesia », n. 55), Bonal (« De Ecclesia », n. 193), Palmieri (« De Romano Pontifice », n. 583-584), Muzzarelli (« Religion et Philosophie », n. 95), Ballerini (« De Potestate Summorum Pontificum », cap. II, § 2) enseignent que la majorité des évêques, agissant comme juges de la foi, ne peut errer, montrant un consensus théologique pré-1963.
VII. Action Récente du Magistère et Consensus des Théologiens
- Unanimité sur l’Hérésie des Pseudo-Papes
Les évêques mentionnés sont unanimes : un hérétique ne peut être pape, et les « papes » conciliaires le sont. Le Siège est vacant. De par leur unanimité ils sont infaillibles (M.U.O.). Il faut noter que même les évêques de la FSSPX sont de cet avis, mais il refusent de le diffuser en public, je (l’auteur de ce texte) peux le témoigner personnellement, qu’ils me l’ont affirmé clairement. Donc il y unanimité au delà des “non una cum” (ceux qui refusent les antipapes).
2.Témoignage de la Tradition et des Pères
Selon Mgr Zubizarreta (« Theologia Dogmatico-Scholastica », 1948, vol. I, nn. 699-700), la substance sur le consensus moral des Pères comme témoignage irréfutable de la Tradition est juste, alignée sur saint Vincent de Lérins (« Commonitorium », cap. 3) : “ce qui a été cru partout, toujours, par tous” appartient au dépôt de la foi.
VIII. Conclusion
L’Église subsiste par sa partie saine, avec autorité et infaillibilité intactes, malgré la vacance du Siège. Les références à saint Thomas, Vatican I, théologiens renforcent la logique thomiste, sans hypothèses mais sur des vérités certaines. La vacance n’implique pas la défection, mais la préservation divine.
IX. Sources
– Saint Thomas d’Aquin, « Somme Théologique » (éditions pré-1963).
– Concile de Vatican (1870), « Pastor Aeternus ».
– Pie IX, « Quartus Supra » (1873).
– Cardinal Louis Billot, « De Ecclesia Christi » (1909).
– Mgr Valentino Zubizarreta, « Theologia Dogmatico-Scholastica » (1948).
– Théologiens cités : Brugère, Bonal, Palmieri, Muzzarelli, Ballerini (ouvrages respectifs pré-1963).
– Saint Augustin, « De Civitate Dei ».
– Saint Vincent de Lérins, « Commonitorium ».
– Sainte Écriture (Évangiles de Matthieu et Jean).