44 Résumé de l’Étude sur la Crise dans l’Eglise

Résumé de l’étude sur la crise dans l’Eglise

« L’Église catholique ressemble à un ressort :
plus on la comprime, plus elle rejaillit avec vigueur » (P.L.)

 

L’Église catholique, fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ comme société visible et parfaite, subsiste nécessairement jusqu’à la fin des temps, indéfectible dans sa constitution hiérarchique et dans la conservation de la vraie foi. La promesse du Sauveur — « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » (Matthieu XVI, 18), et encore : « Voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle » (Matthieu XXVIII, 20) — exclut absolument toute défection de l’Église universelle.

 

Cependant, si l’Église est indéfectible, rien n’empêche qu’un Pontife romain particulier perde sa charge. La doctrine constante, confirmée par le Code de droit canonique de 1917 (can. 188 §4), enseigne que le Pontife peut cesser d’être pape par la mort, par l’abdication volontaire, par la folie, mais aussi par l’hérésie publique, l’apostasie ou le schisme. Car, selon l’axiome de saint Robert Bellarmin, « l’hérétique manifeste n’est en aucune manière membre de l’Église » (De Romano Pontifice, II, 30) ; il ne peut donc en être le chef.

 

Or, il a été démontré que le concile Vatican II a enseigné des doctrines déjà solennellement condamnées comme hérétiques, telles que le droit civil à la liberté religieuse, la reconnaissance des fausses religions comme « moyens de salut », et la prière commune avec les hérétiques considérée comme louable. Ces propositions sont contraires au magistère infaillible antérieur, notamment à Quanta Cura de Pie IX et à Satis Cognitum de Léon XIII.

 

En promulguant ces doctrines et en les imposant à toute l’Église, Paul VI et ses successeurs se sont rendus coupables d’hérésie publique et manifeste. Or, selon la bulle Cum ex apostolatus officio de Paul IV (1559), « s’il arrivait jamais qu’un Pontife romain déviât de la foi ou tombât dans l’hérésie, sa promotion serait nulle et de nul effet » ; et selon le droit canonique, l’hérétique perd ipso facto toute charge et toute juridiction. La conclusion est donc nécessaire : Paul VI et ses successeurs n’ont pas été de vrais papes, mais des usurpateurs.

 

Certains ont objecté l’« Acceptation pacifique et universelle » (A.P.U.) comme signe d’une légitimité infaillible. Le rejet par les sédévacantistes, vrais catholiques, et donc l’absence d’une véritable A.P.U. catholique pour les papes conciliaires, est une confirmation supplémentaire de la vacance du Siège.

 

Faut-il en conclure que l’Église aurait défailli ? Non, car l’indéfectibilité exclut toute défection. Le Christ, Chef invisible, supplée directement la juridiction en période de vacance, selon le principe de juridiction suppléée reconnu par la théologie morale (saint Alphonse de Liguori) et par le droit canonique (can. 209 CIC 1917). Ainsi les évêques et les prêtres demeurés fidèles à la foi catholique exercent une juridiction suppléée afin d’enseigner, de sanctifier et de gouverner les fidèles, assurant la continuation visible de l’Église et la survie des moyens de salut.

 

En définitive, nous pouvons conclure avec certitude que :

 

Le concile Vatican II a enseigné des hérésies.

 

Paul VI et ses successeurs, en les promulguant, ont perdu ipso facto toute autorité pontificale.

 

Le Siège apostolique est vacant depuis les hérésies publiques des « papes ».

 

L’Église demeure indéfectible, gouvernée invisiblement par le Christ et visiblement par Ses ministres fidèles, en attendant qu’Il accorde à Son Église la grâce d’un Pontife légitime.

 

Cette vacance prolongée, loin de signifier la ruine de l’Église, manifeste au contraire la fidélité du Christ à Sa promesse. Car, même privée d’un pape actuel, l’Église demeure une société vivante, visible et hiérarchique, continuant de transmettre la vraie foi et les sacrements, jusqu’au jour où, selon les voies de la Providence, un vrai Pontife sera élu pour restaurer la plénitude de l’autorité visible dans l’Église militante.

 

Prions pour l’épanouissement total et maximal de l’Église.

 

Sainte Vierge Marie, gardienne de la Foi, priez pour nous.

 

Saint Joseph, Patron de l’Église, donnez-nous de bons Pasteurs.

 

Saint Michel Archange, délivrez-nous des embûches du démon et de ses satellites.

 

Tous les Saints et Saints Anges de Dieu, priez pour nous.

 

Je soumets tous mes écrits totalement au jugement définitif de l’Église.

 

Roma locuta, causa finita.

(Rome a parlé, la cause est close.)

 

AMDG

 

Votre humble serviteur

 

Abbé Eric Jacqmin+

 

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